Le monde, on s'en fait vraiment un
monde. Et devant ces sept livres géants qui trônent à même le sol, on
est vraiment tout petit.
Façon de mesurer l'immensité de notre univers qui
nous entoure. C'est dans les pas de Lila et d'Artémus, deux jeunes
globe-trotters intrépides et curieux que chacun est amené à découvrir
sept mondes, à la lumière des livres écrits par Jules-Verne, " un grand débrouillard avant l'heure".
Qui ne connaît pas cet écrivain qui conduit ses
lecteurs entre réalité et fiction. Restant plus de cent après sa mort,
une sorte de visionnaire scientifique.
C'est avec lui que l'association "Les petits
débrouillards de Lorraine" propose, en empruntant les pas de nos jeunes
explorateurs, d'entrer dans l'univers des océans, des airs, dans le
monde céleste, souterrain et mais également celui des mystères.
" On essaie d'ouvrir les sciences à tous",
explique Christophe, un administrateur de cette association régionale
qui consacre, cette année, leur action sur le département des Vosges. "Notre
objectif est de faire découvrir la science de façon ludique. Celle-ci
arrive à propos, en rapport avec la fête des Sciences et le trophée
Jules Verne."
L'exposition, qui est des plus agréables et
d'accès facile, induit une belle participation du lecteur auquel il est
proposé d'être acteur à part entière, avec l'aide d'un questionnaire
qui le place au cœur de chaque monde.
Le livre est également prétexte à découvrir des phénomènes scientifiques, " à expérimenter le thème de la mesure",
comme mesurer une distance, mais aussi une surface, ainsi que
positionner un élément sur une carte, savoir se diriger. Autant
d'outils qui aident, au quotidien, à se repérer dans l'espace.
Exposition visible par tous au centre social aux heures d'ouverture jusque vendredi 20 inclus.
Tous petits débrouillards
Mobiliser
"l'observation, l'acuité, la curiosité", tel est le credo de
l'association qui s'est installée au centre social. Les deux
animateurs, Yep et Christophe ont apporté leur malle d'explorateur. Les
gamins ne se font pas prier. Retroussant leurs manches, ils vont, à
leur tour, faire des expériences. Le matériel est simple, chacun peut
l'avoir chez soi : pâte à modeler, trombones, pailles, bicarbonate de
soude et autres.
" Comment toucher le fond sans que son bateau coule",
questionne Yep, tandis que les enfants s'ingénient à trouver la
solution. Les mains plongées dans l'eau de la bassine, et tenant à bout
de bras la petite barque qu'ils ont fabriquée.
" Ce qui compte, ce n'est pas le résultat, explique son collègue, mais d'avoir cherché." Il mettra sur la voie ces jeunes chercheurs. " Comment font les plongeurs pour se mouvoir et se maintenir dans l'eau ?" Ainsi s'animent ces ateliers. Somme toute, une belle manière " de donner le goût de la démarche expérimentale". Un objectif que voudrait se donner le centre social, en proposant, dès janvier, des ateliers de petits débrouillards.