Jacobs une histoire qui dure
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| Devant Kheops, le maire a invité le public à venir percer le mystère de la grande pyramide.
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Croquis préparatoires, plans, fac-similés de l'album,
correspondances avec les scientifiques, bornes vidéo, reconstitution
des cases agrandies de la BD, photographies, panneaux explicatifs, le
visiteur est également happé par une pyramide géante de 5 mètres de
haut qui lui fait face d'entrée dans la grande halle d'exposition.
Bédéphile ou pas, on ne pouvait être, mardi soir, lors du vernissage de
l'expo sur Jacobs, que sous le charme face à la richesse des documents
à nouveau exposés. Une inauguration en grande pompe dans un cadre
parfaitement adapté bien que «
brut de décoffrage », selon l'expression employée par Henri Bégorre.
De quoi présager de belles réhabilitations sur l'ancien site des caves
des vins de La Craffe, sans forcément tout chambouler à grands frais.
« Jacobs un visionnaire »
La température plombait un peu l'ambiance, seul petit bémol vite oublié
peut-être sous l'effet d'un cocktail de clôture des plus généreux. «
L'exposition est superbe. Pour moi, Jacobs était un visionnaire. J'ai lu ses BD quand j'étais jeune », commentait une visiteuse lors du vernissage de «
Blake et Mortimer in Maxeville ».
Jacobs à Maxéville, c'est une histoire qui dure. Déjà la troisième
édition depuis que la commune a décidé de rendre hommage à l'artiste en
l'associant à la destinée du futur pôle culturel.
«
La Fondation
Jacobs partenaire nous accorde maintenant toute sa confiance ainsi que
le droit de donner son nom à notre espace culturel », expliquait la mairie.
Philippe Biermé, l'ami de Jacobs présent pour l'événement, devait se
réjouir d'un tel regain d'intérêt. L'engouement pour cet événement
dépassant le cadre strictement régional.
Pour le 60e anniversaire du «
Mystère de la grande pyramide »,
le choix de mettre à l'honneur cet album culte était évident. Œuvre
majeure du célèbre dessinateur belge en effet que cette aventure
tournée vers l'Egypte !La portée scientifique, le souci du détail, la
clairvoyance d'un Jacobs visionnaire et l'extrême documentation font
que ses albums sont toujours d'actualité. «
C'est précisément cet album que j'ai découvert quand j'étais au lycée et qui fut pour moi un révélateur »,
confiait le maire, en dévoilant les premières pages de l'album qui
mettent l'accent sur la culture scientifique et le mystère de Kheops.
Le maire dont on connaît la carrière scientifique, ce qui n'est pas
anodin, évoquait l'intérêt tant ludique que didactique d'une telle
exposition dans la thématique sciences et imaginaire développée à
Maxéville.
Partenariat avec l'IUFM
Dans son
discours, Patrick Baranger, directeur de l'Institut universitaire de
formation des maîtres de Lorraine, partenaire privilégié, enchaînait
tout de go sur l'intérêt pédagogique d'une telle exposition à la «
dimension récréative mais aussi éducative ».
Une partie de l'exposition est d'ailleurs installée au Préau des Arts de l'IUFM. «
Il
convient de prendre en compte la désaffection préoccupante dont
pâtissent les études et filières scientifiques actuellement en France.
C'est important de sensibiliser les plus jeunes dès 6 ans » a-t-il ajouté.
Evoquant ensuite la galerie de l'IUFM qui en s'intéressant depuis
toujours à l'art et aux sciences fut un peu le précurseur en la
matière. Le partenariat pédagogique de l'IUFM sur certains ateliers,
celui des Petits
débrouillards, de la MJC, montrent combien la municipalité souhaite associer ses partenaires et sensibiliser jeunes et scolaires.
Un spectacle de danse réalisé par la Compagnie Amnésia autour de la chambre d'Horus est même annoncé pour 2010.
Incontestablement l'œuvre de Jacobs trouve un épanouissement artistique
dans bien des domaines. La Fondation Jacobs, M. Biermé, son président,
la municipalité, Jérôme Wannepain, chargé de mission médiathèque qui a
mis en scène l'exposition, et Béatrice de Martin, adjointe à la
culture, proposent-là quelque chose d'extraordinaire. Nul doute, les
visiteurs seront nombreux.